Votre société est immatriculée ? Cela ne protège pas votre nom
- pilyhello

- il y a 19 heures
- 2 min de lecture
C'est probablement la confusion la plus répandue chez les créateurs d'entreprise : ma société est immatriculée au registre du commerce, j'ai mon Kbis, j'ai réservé le nom de domaine, donc mon nom est protégé. La réalité est très différente, et la découvrir trop tard coûte souvent un rebranding complet.
Ce que l'immatriculation protège vraiment
La dénomination sociale, le nom commercial et l'enseigne confèrent bien des droits, mais des droits limités : ils ne valent en pratique que dans votre zone d'activité réelle et pour votre secteur, et il vous faudra prouver votre usage et sa portée le jour d'un conflit. Le nom de domaine, lui, n'est qu'un contrat de location d'une adresse internet : il ne crée presque aucun droit privatif sur le nom.
Aucun de ces titres ne vous donne le monopole d'exploitation du nom en France. Ils peuvent parfois servir de fondement pour contester le dépôt d'un tiers, mais au prix d'une démonstration lourde, incertaine et coûteuse.
Ce que la marque apporte en plus
La marque déposée à l'INPI vous confère un monopole sur tout le territoire français, pour les produits et services que vous avez visés, pendant dix ans renouvelables indéfiniment. Elle vous permet de faire opposition au dépôt d'un signe similaire avant même son enregistrement, d'agir en contrefaçon, de faire intervenir les douanes, et elle constitue un actif valorisable à céder ou à concéder en licence.
Le scénario qui fait mal
Vous exploitez votre nom depuis trois ans sans l'avoir déposé. Un acteur d'une autre région, de bonne foi, dépose une marque identique pour la même activité. C'est désormais lui le titulaire du monopole : c'est à vous de prouver vos droits antérieurs, dans les limites étroites de votre zone et de votre secteur. Dans bien des cas, l'issue réaliste est un changement de nom, avec tout ce que cela implique : site, réseaux, packaging, clientèle à reconquérir.
Le bon réflexe dès la création
Vérifier la disponibilité du nom avant de s'y attacher, puis le déposer comme marque dès que le projet se concrétise. Le coût est modeste au regard de l'enjeu : les taxes de l'INPI s'élèvent à 190 euros pour une classe, et le forfait d'accompagnement du cabinet démarre à 550 euros HT, stratégie et suivi complet inclus. Un rebranding forcé, lui, se chiffre vite en dizaines de milliers d'euros. Réservez un échange gratuit de 30 minutes pour faire le point sur votre nom.
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas un conseil personnalisé.
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