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Un faux sac dans la valise : ce que la douane peut vous coûter, et ce qu'elle peut faire pour votre marque

Photo du rédacteur: pilyhello
pilyhello
il y a 9 heures
2 min de lecture

Un sac de grande marque à 50 euros sur un marché, des lunettes griffées à 15 euros, un maillot de club à 10 euros. En vacances, la contrefaçon est partout et l'achat paraît anodin. La douane française rappelle chaque été que ce souvenir peut coûter très cher, et sa campagne de prévention lancée fin juin 2026 vise précisément les voyageurs.

Ce que risque le voyageur

Première surprise : il n'existe pas de tolérance pour usage personnel. La douane peut intervenir dès le premier objet contrefaisant, même porté sur soi. La marchandise est saisie puis détruite.

Deuxième surprise : l'amende n'est pas calculée sur le prix payé, mais sur la valeur de l'article authentique. Un faux sac acheté 50 euros dont l'original vaut 800 euros expose à une amende assise sur ces 800 euros. En cas de poursuites pénales, la détention de contrefaçons peut aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende, davantage encore en bande organisée.

Cette sévérité a une raison : la contrefaçon finance des réseaux organisés, détruit des emplois et échappe à tout contrôle de sécurité, qu'il s'agisse de cosmétiques, de jouets ou de pièces détachées.

L'autre visage de la douane : une alliée pour votre marque

Si vous êtes dirigeant et titulaire d'une marque, retournez la perspective : ces mêmes agents qui contrôlent les valises peuvent surveiller les frontières pour votre compte.

Le mécanisme s'appelle la demande d'intervention. Elle permet à la douane de retenir les marchandises soupçonnées de contrefaire votre marque, le temps pour vous de confirmer et d'agir. La demande est gratuite, valable un an et renouvelable, en France comme à l'échelle de l'Union européenne.

Sa condition d'accès est toujours la même : détenir une marque enregistrée. Sans titre, pas de retenue douanière, pas d'action en contrefaçon, pas de levier contre les copies qui franchissent la frontière. C'est l'une des raisons les plus concrètes de déposer sa marque avant de se développer, notamment pour les entreprises qui fabriquent à l'étranger ou vendent en ligne.

Les bons réflexes

En vacances : méfiez-vous d'un prix anormalement bas, d'un lieu de vente inhabituel et de l'absence de facture. En cas de doute, abstenez-vous.

En tant que titulaire de marque : vérifiez que vos titres couvrent bien vos produits actuels, envisagez une demande d'intervention douanière si la copie est un risque réel dans votre secteur, et mettez en place une surveillance de votre marque. Le cabinet Pily accompagne ces démarches, de l'audit de vos titres à la demande d'intervention.

Information générale, ne remplace pas un conseil personnalisé.

 
 
 

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